Non loin de la ville de Chiclayo (et
dans la province du même nom)à une demi heure de route
environ une piste mène à l'ancienne bourgade de Santiago de Miraflores ou site de Zaña, petite ville coloniale datant de
1563 (fondée le lundi 29 novembre 1563
par le capitaine Baltazar rodriguez mandaté par don Diego Lopez de
Zuñiga Conde de Nieva" (comte de Nieva) vice-Roi du Pérou)
et possédant pas moins de 5 églises et le couvent de San Agustin.
Les Espagnols installés dans la zones deviennnet de grands propriétaires terriens s'appropriant des travaux agricoles des habitants de la région qui depuis l'époque Mochicas y possédaient de vastes champs, de canaux extrêmemnt bien répartis et approvisionnés pour les irriguer, cultivant "sara sara" (maïs), quinua, kiwicha etc. Ils ont aussi des maisons, des temples construits en adobes, stuqués et peints de couleurs naturelles vives, pour les cultes à leurs dieux, des ateliers de céramique d'une production considérable et dont on trouve toujours quantité de vestiges dans les tombes et sont exposés dans différents musée du pays ou à l'extérieur, des ateliers textiles, des ateliers de ak'ah (ou chicha, boisson fermentée à base de maïs, de quinua, de kiwicha, molle etc).
Les nouveaux hacenderos deviendront des familles riches, et puissantes.
Même si un effort d'extirpation de l'idôlatrie fera détruire
de nombreux type de plantes (les Mochicas,
comme les Incas et autres populations
de l'époque) rendaient un culte aux éléments naturels
et aux plantes. Un certains nombre de ces plantes seront jugées démoniaques
ou du moins sujet de culte impie par l'église et furent erradiquées.
Une de celles qui purent continuer à être cultivée fut
le maïs et ses différentes variétés que les Espagnols
avaient appris à apprécier chez les Aztèques, les Mayas
et autres populations de ces régions.
Au Pérou les esclaves
amenés d'Afrique furent surtout mis au travail sur la côte, dans
les plantations de coton, de canne à sucre etc Les conquistadores espagnols
devenus "hacenderos" s'arrogent droit
de vie et de mort sur ces travailleurs forcés.
De façon d'abord cachées, ces africains tentèrent de
trouver des paliatifs à la dépression et au désespoir
que pareille situation suppose. Ils amènent d'Afrique des ritmes, mais
ne possèdent plus d'instruments, on ne leur permet d'ailleurs ni d'en
posséder ni d'en fabriquer. Alors on se cantonnera au début
dans les "zapateadas", sortes de claquettes
sans fer aux chaussures et le plus souvent même sans chaussure du tout
dans la poussière, puis on tapera dans les mains et sur des caisse
de bois lesquelles plus tard deviendront un véritable instrument de
musique connu dans tout le Pérou sous le nom de "cajon" et lié à la musique et au
folklore Afro-péruvien et ses danses telles que les Tondero,Festejo, Alcatraz, Inga, Panalivio, Socabón. par exemple. Ou encore
la chanson "Zancudos", où les
esclaves travaillant en ritme en chantant et en marquant le ritme en claquant
dans les mains et tapant des pieds. Un "contre maître" survient et
de loin crie pour demander pourquoi tout ce "tapage" et les travailleurs
lui répndent en choeur ou presque "Zancudos señor, muchos
zancudos", (Des moustiques monsieur, beaucoup de moustiques" en continuant
a frapper des mains.
Le Lundu ou lundero qui s'appelèrent
parfois aussi Zaña comme la ville
(actuellement connu sous le nom de Lando)
est la danse des mariages (m'lemba), laquelle avec le Samba-Malando génèreront la Zamacueca .
Cette ville fut pillée par les pirates à plusieurs reprises,
en 1586 par le pirate EdwardDavis à bord d'une frégate
armée de 36 canons et 120 hommes d'équipage et appuyé
par un deuxième navire l'"Aranzacu"
qui attaquèrent en outre Païta, Santa,
Casma, Huacho ou encore Huaura
puis par Francis Drake et achevées
par les effets dévastateurs du Niño
du 15 mars 1720 (puis par ceux qui ont suivis(courant
d'eau chaude boulversant complètement le climat de la zone, normalement
chaud et désertique ignorant les pluies) qui amena des pluies violentes
et abondante, provoquant inondation totale de la ville (débordement du rio Zaña), affaissement
de ce qui était construit en adobes.
Les frises et autres fresques murales de l'intérieur de ce qui reste
des églises attestent de leurs importances et de la richesses des
gros propriétaires terriens, principaux donateurs pour les réalisations
artistiques et architecturales catholiques.
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